Nicolas Sarkozy et ses collaborateurs soupçonnés de financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 par le régime libyen de Muammar Kadhafi

⚖️ En cours📅 🔒

📋 Détails de l'affaire

Type d'infraction
Association de malfaiteurs
Peine prononcée
Nicolas Sarkozy a été condamné à 5 ans de prison ferme, à 100 000 euros d’amende et à la privation des droits civils et civiques pour association de malfaiteurs. Il a fait appel de cette décision. Claude Gueant a été condamné à 6 ans de prison ferme sans mandat de dépôt pour association de malfaiteurs. Il a fait appel de cette décision. Brice Hortefeux a été condamné à 2 ans de prison aménageable sous bracelet électronique à domicile pour association de malfaiteurs. Il a fait appel de cette décision. Éric Woerth a quant à lui été reconnu non-coupable de financement illégal de campagne Ziad Takieddine est décédé avant le jugement le 23/09/2025 Wahid Nacer a été condamné en 4 ans de prison ferme. Il a fait appel de cette decision Alexandre Djouhri a été condamné à 6 ans de prison ferme. Il a fait appel de cette décision Ali Khalid Bughsan et Béchir Salah font l'objet de mandats d'arrêt

📝 Résumé

L’affaire Sarkozy-Kadhafi repose sur de forts soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime libyen de Muammar Kadhafi. Selon l’accusation, plusieurs millions d’euros en espèces auraient été acheminés depuis Tripoli jusqu’à l’entourage de l’ex-président français. L’enquête judiciaire est ouverte en 2013, à la suite de révélations du site Mediapart. Les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir passé un pacte de corruption en 2005 avec les autorités libyennes, avec l’appui de ses proches Claude Guéant et Brice Hortefeux, alors qu’il se préparait à se lancer dans la course à l’Élysée. Un intermédiaire central, le Franco-Libanais Ziad Takieddine, est présenté par le Parquet national financier (PNF) comme un « agent de corruption » ayant joué un rôle clé dans la circulation des fonds entre la Libye et l’équipe de campagne française. Parmi les éléments à charge figure un document jugé « déterminant » par le PNF : les carnets manuscrits de Choukri Ghanem, ancien Premier ministre et ministre du pétrole libyen. Ces notes, retrouvées après sa mort en 2012, mentionnent des versements de fonds libyens en faveur de la campagne de Nicolas Sarkozy, avec des montants et des canaux de transferts correspondant à plus de 5 millions d’euros. Ces flux auraient été retrouvés sur les comptes de la société Rossfield, servant d’écran financier. Une partie des fonds aurait transité via les Bahamas, où Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Sarkozy et proche de Brice Hortefeux, aurait perçu 440 000 euros. Une autre tranche, 650 000 euros, aurait été retirée en espèces par Takieddine lui-même, juste avant l’élection présidentielle de 2007.
Il y a 13 principaux protagonistes qui ont été mis en examen:
Nicolas Sarkozy – présumé bénéficiaire; visé pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale, recel de détournement de fonds publics libyens, association de malfaiteurs
Claude Guéant – ex-ministre, intermédiaire; même chef d’accusation que Nicolas Sarkozy
Brice Hortefeux – ex-ministre, rôle évoqué comme logisticien de ces financements
Éric Woerth – ex-trésorier de campagne 2007, accusé de circulation d’espèces via l’UMP
Thierry Gaubert – ex-proche de Sarkozy, suspecté de toucher 440 000 € via Takieddine
Alexandre Djouhri – homme d’affaires, intermédiaire-clé, visé pour corruption active, blanchiment, trafic d’influence
Ziad Takieddine – intermédiaire présumé, en fuite au Liban; accusateur principal
Edouard Uilmo – ex-cadre Airbus, impliqué dans rétrocession d’argent à Djouhri après vente d’Airbus
Wahib Nacer – banquier franco-djiboutien, suspecté d’avoir opéré des transferts pour les Bughsan
Ahmed Salem Bughsan – saoudien, dont les comptes auraient servi de relais
Ali Khalid Bughsan – cousin d’Ahmed, impliqué dans le même circuit financier
Béchir Salah – ex-directeur de cabinet de Kadhafi, en fuite; visé pour avoir supervisé le financement et l’exfiltration d’argent

⚠️ Disclaimer – Présomption d'innocence

Ce site recense les affaires judiciaires impliquant des personnalités politiques, à partir de sources publiques et vérifiées. Certaines personnes mentionnées font l'objet de simples mises en examen ou de procédures non jugées définitivement. Conformément au principe de la présomption d'innocence, toute personne est considérée comme innocente tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par une décision de justice définitive.

Sauf mention explicite d'une condamnation définitive, toutes les personnes mentionnées sur ce site sont présumées innocentes.