L'ancien député Pierre Cabaré mis en examen pour des faits d'harcèlement sexuel et moral
📋 Détails de l'affaire
👤 Politiciens impliqués
📝 Résumé
En mai 2019, cinq personnes adressent un courrier d’alerte au président du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, au président de l’Assemblée Richard Ferrand et au délégué général de LREM Stanislas Guerini, dénonçant des « agissements inacceptables et répétés » depuis le début du mandat. Cabaré qualifie cette lettre d' »extrêmement politique » et s’excuse que son « comportement ait été mal interprété ». Il est contraint de démissionner de son poste à la délégation aux droits des femmes.
En septembre 2019, sa suppléante et ancienne assistante parlementaire, Lucie Schmitz, dépose une plainte pour harcèlement sexuel, harcèlement moral et agression sexuelle. Elle accuse Cabaré d’avoir tenu de nombreux propos sexistes et humiliants et d’avoir à plusieurs reprises caressé ses fesses entre 2017 et 2019. Elle décrit un environnement où « tout était sexualisé en permanence » et évoque sa carrière politique « écroulée » depuis sa dénonciation. À l’audience, la présidente du tribunal mentionne un portrait « particulièrement négatif » décrit par cinq collaborateurs et évoque une photo de l’élu portant une chapka et « agitant une queue en fourrure sortant par la braguette », ce que Cabaré nie avoir à « aucune connotation sexuelle ».
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