Jean-Christophe Miterrand condamné dans l'affaire "Angolagate"

⚖️ Jugée📅 🔒

📋 Détails de l'affaire

Type d'infraction
Abus de biens sociaux
Peine prononcée
Le tribunal correctionnel de Paris relaxe Jean-Christophe Mitterrand du chef de complicité de trafic d'armes mais le condamne pour recel d'abus de biens sociaux à : - 2 ans de prison avec sursis - 375 000 € d'amende En novembre 2009, il annonce au Journal du Dimanche qu'il ne fera pas appel, déclarant : "Je n'accepte pas la sentence, mais j'ai envie de passer à autre chose." La condamnation devient ainsi définitive.

👤 Politiciens impliqués

📝 Résumé

Au cœur de l’affaire se trouve une vaste opération de vente d’armes soviétiques au gouvernement angolais du président José Eduardo dos Santos, d’un montant total de 790 millions de dollars, organisée par les hommes d’affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak entre 1993 et 1995, alors que la guerre civile angolaise avait repris.
Jean-Christophe Mitterrand, fort de ses réseaux africains hérités de sa fonction à l’Élysée, est soupçonné d’avoir servi d’intermédiaire et d’avoir mis ses relations au service de Falcone. Il reconnaît avoir perçu 2,6 millions de dollars (via la société Brenco sur un compte en Suisse), qu’il présente comme la rémunération de « conseils géopolitiques », niant toute participation à un trafic d’armes.
Le 22 décembre 2000, il est écroué à la prison de la Santé par le juge Philippe Courroye pour complicité de trafic d’armes, trafic d’influence, recel d’abus de biens sociaux et recel d’abus de confiance. Le 11 janvier 2001, il est libéré contre une caution de 770 000 €, réunie par sa mère Danielle Mitterrand. La procédure est annulée pour vice de forme, puis Mitterrand est remis en examen le 4 juillet 2001 après le dépôt d’une plainte régulière par le ministre de la Défense Alain Richard.
Le procès dit de « l’Angolagate » s’ouvre le 6 octobre 2008 devant le tribunal correctionnel de Paris, mettant en cause 42 protagonistes.

⚠️ Disclaimer – Présomption d'innocence

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